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DIAGNOSTIC DE PERFORMANCE ENERGÉTIQUE (DPE)

DPE Cette information est devenue obligatoire dans les annonces immobilières depuis le 1er janvier 2011 afin de vous aider dans l’acquisition de votre futur bien et en toute transparence.

Qu’est ce que le DPE ?

Le DPE – Diagnostic de la Performance Energétique issu du Grenelle de l’Environnement est réalisé par des professionnels certifiés pour mesurer les consommations en énergie des logements mis en vente. Le diagnostic évalue la consommation d’énergie de l’habitat exprimée en kilowattheure & les émissions de Gaz à effet de Serre (GES) par m2. Les résultats sont traduits sur une échelle de A à G, sachant que les classes A, B ou C sont aujourd’hui extrêmement rares dans l’habitation. Le diagnostic comprend également des recommandations sur les mesures efficaces pour économiser l’énergie et les solutions écologiques. L’affichage du DPE en vitrine et sur les sites Internet est devenu obligatoire depuis le 1er janvier 2011.

CONTENU

Le DPE pour un bien immobilier doit comporter quatre sections :

ESTIMATION

 

Il existe deux modes d’évaluation du DPE pour les bâtiments existants :

  • soit à partir d’une méthode de diagnostic conventionnel (type 3CL-DPE), valable uniquement pour les logements à chauffage individuel construit quelle que soit leur année de construction, en prenant en compte les caractéristiques thermiques du bâtiment (zone climatique, isolation, vitrage…) et les systèmes de chauffage et de ventilation installés,
  • soit à partir des factures énergétiques des trois dernières années pour les autres cas (logements avant 1948, appartements chauffés collectivement, bâtiments tertiaires). Ces factures doivent faire apparaître une consommation et non un tarif annuel.

Dans tous les cas, le DPE doit obligatoirement être réalisé par un diagnostiqueur professionnel, ayant reçu une certification personnelle. Il convient au propriétaire de vérifier la validité de cette certification directement sur le site Web de l’organisme certificateur.

 

CALCUL

Le calcul respecte des conventions afin d’obtenir le DPE intrinsèque de l’habitat[2] :

  • L’intérieur habitable est à 16 °C la nuit et 19 °C le jour.
  • On tient compte des températures extérieures moyennes, mesurées sur les 30 dernières années, pour 8 zones de la France entière. On prend la zone où se situe le bâtiment.
  • La présence dans le logis des occupants moyen au m2 est de 16 heures par jour en semaine et 24 h / j le week-end. La résidence inoccupée est à 16 °C.
  • L’énergie pour l’eau chaude ainsi que le débit d’air renouvelé dépendent de la surface habitable.
  • Les données « au jugé » pour le logis sont les températures, l’ensoleillement et le vent.

EVALUATION

Les consommations annuelles d’énergie finale pour toutes les énergies sont ramenées à deux indicateurs :

  • un indicateur de consommation d’énergie exprimé en énergie primaire kWhep /m2 / an, la surface considérée est la surface habitable en logement ou la surface utile en tertiaire,
  • un indicateur d’impact sur les émissions de gaz à effet de serre exprimé en kgeqCO2 /m2 / an.

Le passage des consommations finales à la consommation d’énergie primaire se fait sur la base des facteurs de conversion suivants :

  • facteur 1 pour tous les combustibles (fioul, gaz naturel…)
  • facteur 2,58 pour l’électricité, de façon à prendre en compte le rendement de production de l’électricité. Le transport n’est pris en compte pour aucune des énergies.

Le passage aux émissions de gaz à effet de serre se fait sur la base de contenu CO2.

  • L’énergie primaire prend en compte la dépense faite lors du transport, raffinage et distribution de l’énergie consommée.

 

POSITIONNEMENT EN GES

Les deux images avec leur dégradé de couleurs (comme pour les réfrigérateurs, congélateurs, etc.) donnent une indication globale visuelle. Plus important sont les chiffres. On passe de la consommation annuelle en énergie finale à une consommation en énergie primaire exprimée en kWh-ep /m2 /an.

  • 0 – 50 classe A. Les maisons neuves les plus performantes ; difficilement atteignable en rénovation mais accessible pour la construction neuve au logement conforme au label règlementaire « Bâtiments basse consommation »,
  • 51 – 90 classe B. Atteignable en construction neuve à condition de disposer d’un système de chauffage et d’ECS performant (pompe à chaleur, chaudière à condensation, système solaire…), atteignable en rénovation. Concerne certaines constructions neuves conformes au label règlementaire « Bâtiments Basse Consommation »,
  • 91 – 150 classe C. Standard dans la construction neuve des maisons chauffées au gaz en France (la RT 2005 impose par exemple à Paris au maximum 130 kWh-ep/m2/an).
  • 151 – 230 classe D. Standard dans la construction neuve des maisons chauffées à l’électricité en France (la RT 2005 impose par exemple à Paris au maximum 250 kWh-ep/m2/an) Standard des années 1980 et 90 pour les chauffages à combustibles. Des améliorations substantielles sont facilement atteignables notamment par le remplacement de chaudière et l’isolation des combles et fenêtres, ou par le passage à une pompe à chaleur pour les systèmes électriques.
  • 231 – 330 classe E. Des logements avant le premier choc pétrolier ou des logements anciens chauffés à l’électricité.
  • 331 – 450 classe F. Des logements anciens généralement construits entre 1948 et 1975. Les économies réalisables sont très importantes, le rendement économique (retour sur investissement) est évident.
  • 451 – … classe G

Le classement pour les bâtiments tertiaires (non explicité dans cet article) descend jusqu’à I.

Le dégradé en émissions de gaz à effet de serre (GES) peut être différent en fonction des énergies. Par exemple :

  • le bois a un impact faible en analyse de cycle de vie (13 gCO2eq/kWh),
  • la gaz naturel (234 gCO2eq/kWh) a un impact plus faible que le fioul domestique (300 gCO2eq/kWh)

 

DONNEES CLEF

 

Cette section doit comporter un vrai diagnostic / examen du professionnel qui établit le DPE. L’analyse comprend :

  • Mur : la nature de la construction : mur en brique de 15 cm ou en terre cuite de 24 cm ou en parpaing de 15 cm ou en parpaing de 15 cm avec isolation par laine de verre de 8 cm. En résultat : la résistance thermique R.
  • Toiture : 24 cm de laine de verre en bon état : Résistance thermique R.
  • Menuiseries : simple, double vitrage, bois, alu, PVC. Résistance thermique R.
  • Plancher bas : sur terre, sur vide sanitaire, sur cave chauffée / non chauffée. Résistance thermique R.
  • Système de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire (ECS) : chaudière gaz, pétrole, poêle de pétrole, cheminée, et son rendement. Une chaudière à gaz des années 1970 a un rendement de 80 %. Une chaudière gaz à condensation de 2006 atteint 108 % de rendement (calculé sur le PCI du gaz employé). Bien compter l’ensemble des sources.

RECOMMANDATIONS

  • Mesure : isolation de la toiture par un isolant de résistance thermique R = 5,5 (au lieu de 3 actuellement) ; remplacement de la chaudière actuelle (rendement 80 %) par une chaudière à condensation avec rendement (sur pouvoir calorifique inférieur) supérieur à 105 %.
  • Nouvelle consommation : cette mesure réduit la consommation de x % par rapport à l’état initial (ou successifs).
  • Investissement : une estimation.
  • Économies : traduction en euro de la nouvelle consommation. (pour les logements individuels à la vente uniquement)
  • Rapidité du retour sur investissement : indication. (pour les logements individuels à la vente uniquement)
  • Crédit d’impôt : peut être de 25 % (pour l’isolation) à 50 % (chaudière à condensation, pompe à chaleur) selon les mesures.

Des explications peuvent être nécessaires sur l’addition des mesures et les nouvelles consommations, car le remplacement de la chaudière en exemple réduit la consommation de 23,8 %, l’isolation de la toiture permet d’améliorer l’efficacité de 25 % (sur l’ensemble des pertes). L’addition des deux mesures permet une amélioration de 42,8 % et non 48,8 %.

 

QUI LE FAIT ?

Le DPE doit être établi par un diagnostiqueur certifié (personnellement et non son entreprise) par un organisme accrédité depuis le 1er novembre 2007. Celui-ci doit :

  • présenter des garanties de compétence et disposer d’une organisation et de moyens appropriés
  • avoir souscrit une assurance permettant de couvrir les conséquences d’un engagement de sa responsabilité en raison de ses interventions
  • n’avoir aucun lien de nature à porter atteinte à son impartialité et à son indépendance.

Il faut compter 30 à 60 minutes pour la réalisation d’un diagnostic énergétique de manière correcte

La personne qui établit son diagnostic engage sa responsabilité. En mars 2010, l’UNECTPI (Union des experts du diagnostic de performance énergétique) s’est associée à un portail d’accompagnement à la rénovation des logements[4].

 

DPE SUR INTERNET

Il est possible de faire une simulation de DPE sur internet. C’est un moyen de se faire une première idée de la performance énergétique de son habitation (maison ou appartement). Cependant, ils n’ont aucune valeur légale et ne dispensent en aucun cas d’un DPE établi par un professionnel. Il est recommandé de faire une simulation sur un site qui utilise la méthode 3CL développée par l’ADEME.

En principe, les simulateurs demandent des informations sur la description du logement, sur l’enveloppe du logement (toiture, murs, plancher, fenêtres) et sur les équipements (chauffage et eaux chaudes sanitaires). Le simulateur fourni alors l’étiquette énergétique du logement et dans la plupart des cas des solutions d’économies d’énergie adaptées. Concernant la fiabilité des résultats, il faut faire attention aux sites qui sont édités par des professionnels de l’énergie. Ces derniers ont tendance à privilégier les solutions d’économies d’énergie qu’ils sont capables de fournir.

 

LOGEMENTS CONCERNES   

Le DPE doit être réalisé dans tous les logements d’habitation, exceptés ceux destinés à être occupés moins de 4 mois par an.

Lorsque le logement est situé dans un immeuble collectif, le DPE doit porter uniquement sur les parties privatives du logement.

Lorsque l’immeuble est équipé d’une chaudière collective, le propriétaire du logement peut demander au      syndic de l’immeuble      la quantité annuelle d’énergie consommée pour l’immeuble, ainsi que les modalités de calcul ayant permis de déterminer cette quantité.

 

 

En savoir plus :

 

Formulaire de contact
  1. Obligatoire
  2. Obligatoire
  3. Email valide
  4. Obligatoire
 

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